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Lundi 29 janvier 2007

Ben

http://vert-kiwi.cowblog.fr/ Voilà ce site prend la suite
par Benji publié dans : Ecrits de Benji
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Dimanche 28 janvier 2007
Un bateau naviguait sur l’eau, sur les vagues, sur le tumulte d’une humeur océanique, et lui dedans, à quatre pattes en train de chercher ses lentilles de contactes était complètement débordé par son imagination. Seul, isolé en plein océan, en pleine tempête, en plein milieu d’un trafic d’armes, il était aveugle sous une pluie délirante de sucre en poudre. Cela pouvait faire super mal aux yeux mais il les fermait de peur d’être saisi par une vision trop forte de la réalité. Pris dans un tourbillon de crème chantilly, il s’envola dans un ciel turquoise à point rouge et à cœur jaune. Il salua un ange qui pissait derrière le troisième nuage à sa droite et il se posa près d’une statue représentant un soldat. Le rêve prit fin, le soldat n’en était pas un, il s’agissait d’un trafiquant d’armes qui voulait prendre possession du bateau en forme de bateau. Il se mit à sur ses mains et tapa des pieds, puis il dit au type armé et menaçant qu’une seule chose pouvait l’effrayer. Voir. On le jeta par-dessus bord. Perdu sans bateau, sans bout de bois, sans lentilles de contactes, sans pamplemousse. Eternel optimiste, il se mit à nager, le froid commençait à le travailler un temps soit peu. Ce fut au bout de 37 heures de nage à dos de dauphin hypertrophié de la rate, qu’il se dit qu’une seule solution était envisageable à cette période rude de l’année. Il gonfla alors comme un ballon d’anniversaire. Il se laissa guider par les vagues. Au bout de sept minutes, il était sur la cote Ouest de l’Inde. On le prit pour Neptune, alors on lui donna un trident et on le remit à l’eau. Finalement il fut adopté par un poisson jaune. Le poisson jaune s’appelait Bobby. Bobby le poisson jaune était en fait esprit supérieur de fleuve. Lequel ? Aucune importance, le fait est que tout ceci n’est que connerie. Notre homme est sur un bateau et un type, un trafiquant d’armes est en face de lui et il veut son bateau. La réalité est dure. Ce qui devait arriver arriva. Il sympathisa avec. Depuis ce jour, il est connu comme le pirate aveugle le plus féroce des mers. Faut croire, que le rêve peut être utile par moment.
par Benji publié dans : Ecrits de Benji
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Samedi 27 janvier 2007
Le réveil sonna, je me tourne, un kiwi sur la table, une couverture rose, des cheveux bruns. Je me levai, je m’étire, je baille, je marche, des biscuits écrasés sur le sol crièrent de douleur. J’attrapai le kiwi, je l’épluchai, je le mangeai. Direction, la salle de bain, nu comme un ver un jour de pluie, je me trémoussai jusqu’à la baignoire. Mes fesses, se balançant, me donnèrent une envie de bain. L’eau coulait, mes pas s’accéléraient dans toute la maison, la musique résonnait dans chaque coin. La moindre poussière respirait la joie de vivre. La baignoire fut vite remplie grâce à mes sceaux d’eau chaude et le robinet d’eau tiède. D’un bon, je me retrouvai complètement immergé sous une eau transparente et sous la mousse, les bulles, la vapeur, l’envie de rire et les oranges accrochées au plafond. Sentant la fraise et l’énergie de la jeunesse, je m’habillai d’une somptueuse robe blanche à rond rouge. Je me maquillai, me coiffai et me mis du rouge sur les lèvres et laissai une marque sur le miroir. Talons de quarante centimètre je me sentis grand. Je pris quelques chaussettes et rembourra ma gorge, il ne fallait pas que l’on doute de ma féminité. J’ouvris la porte. On était en hiver. J’avais les tétons qui pointaient, horrible sensation et onde pour un jeudi matin à 11h en île-de-France. Je retournai immédiatement dans ma chambre en courant et mis un jean, un tee-shirt bleu clair et une chemise blanche. J’ouvris la porte à nouveau et là grand soleil, je préfère l’été. Lunette de soleil posée sur mon nez avec sourire en dessous. Je me baladais tranquillement, je regardais avec un certain plaisir le derrière des filles qui croisaient mon chemin. Je m’arrête à une boulangerie. Un croissant et une canette de jus de fruit et une vilaine boulangère toute grasse qui vous rend la monnaie, fantastique pour une si belle journée. Je repris ma marche, et rentrai en contacte avec une jeune demoiselle. Magnifique journée. Bonnet vert, bonnet B, yeux noisette, un pull orange, une fille qui vivait à ce moment là en hiver. Je l’aidai à ramasser et lui racontai des conneries et une excuse bidon. Destiné, volonté étrange de l’auteur, hasard, kiwi, il était déjà en train de se tenir la main. Elle m’appelait par un surnom étrange et je voulus changer de sexe. Elle était trop belle pour être aimé par un homme. Me voilà femme, me voilà gay et elle me quitta. Je lui expliquai qu’elle pouvait elle aussi changer de sexe. Elle ne saisit pas le kiwi sur la table du matin. Je l’attrapai je le mangeai. Je redevins un gars. Je lui téléphonai en lui promettant de ne plus me mettre de plumes dans le derrière. Elle ne saisit toujours pas le kiwi sur la table le matin. Je pris l’avion et allai m’échouer sur une île déserte. Me voilà à Tokyo. Je n’arrivai guère à comprendre ce qu’ils essaient de me dire. Je pris un bateau et me naufrageai près de chez moi. Elle était là avec le kiwi. On s’embrassa.
par Benji publié dans : Ecrits de Benji
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Texte libre

Un petit message de Benji :

"La beauté est dans les yeux de celui qui regarde"

Oscar Wilde

J'ai toujours pensé que le monde prennait la couleur des yeux avec lesquels on le regarde.

Bonne lecture et tout ce que vous voulez.

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